Les filières

Maïeutique (sage-femme)

Sage-femme est une profession médicale à compétences définies, c’est-à-dire qu’elles sont spécialistes de la grossesse physiologique avec un droit de prescription limité et sont actrices de la promotion de la santé génésique des femmes.

Le Cursus

Les études de sage-femme sont une des quatre filières à être accessible par la Première Année Commune aux Etudes de Santé. Elles se composent de cinq années : la PACES et 4 années d’école de sage-femme, et sont sanctionnées par le diplôme d’état de sage-femme qui confère le grade de master.

Le cursus est composé de deux cycles d’études :

  • Le diplôme de formation générale en sciences maïeutique qui est obtenu à l’issu des 3 premières années d’études : PACES, DFGSMa2 et DFGSMa3 ;
  • La formation approfondie en sciences maïeutique, qui se clôture par l’obtention du diplôme d’état après les deux années de FASMa1 et FASMa2.

1er cycle ou DFGSMa

(Diplôme de Formation Général en Science Maïeutique)

Il se compose de trois années d’études.

La PACES est considérée comme la première année mais n’est pas, en soi, une année d’apprentissage exclusif de la maïeutique.

La 2ème année (DFGSMa 2) alterne stages (environ 6 à 10 semaines de stages selon les écoles) et enseignements théoriques. En stages, le but de cette année est d’acquérir les gestes infirmiers de bases et d’initier les étudiants à l’obstétrique. En ce qui concerne les enseignements théoriques, le but est d’acquérir la connaissance des différents systèmes du corps humain, et les bases fondamentales de l’obstétrique.

La 3ème année (DFGSMa 3) se compose d’environ 24 semaines de stages. Les enseignements théoriques et pratiques ont pour but l’apprentissage de la physiologie que ce soit obstétricale, pédiatrique ou gynécologique.

La validation du DFGSMa donne le grade de licence.

2ème cycle ou DFASMa

(Diplôme de Formation Approfondi en Science Maïeutique)

Il se compose de deux années, elles aussi alliant enseignements théoriques et pratiques.

Les  4ème année (DFASMa 1) et 5ème année (DFASMa2) sont consacrées à l’apprentissage du diagnostic et à la connaissance de la pathologie obstétricale, gynécologique et pédiatrique, mais aussi à l’initiation à l’Aide médicale à la procréation, l’échographie, l’approfondissement des connaissances pharmacologiques….

Les enseignements cliniques sont d’environ 1800h pour les deux ans avec en 5ème année une stage pré-professionnel de longue durée, de 20 à 24 semaines d’affilées.

Le diplôme de formation approfondi en sciences maïeutique confère un grade de master à conditions d’avoir validé l’ensemble des unités d’enseignements des deux années, un mémoire et le certificat d’exercice clinique.

Au cours de ces deux années, les étudiants sages-femmes sont rémunérés pour leur exercice en stage (Montant brut) :

  • 1200 € /an en 4ème année
  • 2400 € /an en 5ème année

Celle-ci entraîne le transfert de la couverture sociale des étudiants du régime étudiant vers le régime général.

Double cursus recherche

Les étudiants sage-femme peuvent, s’ils le souhaitent, valider un master 1 de recherche. Pour ce faire ils doivent valider leur diplôme d’état de maïeutique, trois unités d’enseignements d’un master 1 de recherche et un stage d’un mois en laboratoire.

Cela leur permet de pouvoir continuer leurs études sur un cursus de recherche.

Débouchés

La profession de sage-femme laisse le champ à de multiples exercices différents et ce dès la sortie de la formation ou nécessitant parfois des diplômes universitaires complémentaires (échographie, sexologie…)

Exercice au sein d’une structure (privée ou publique)

  • Salle de naissance
  • Suites de couches
  • Grossesses pathologiques
  • Consultations prénatales et postnatales
  • Orthogénie
  • Suivi préventif de gynécologie et suivi de contraception dans le cadre de la physiologie

Exercice libéral

  • Consultation prénatales
  • Préparation à la naissance et à la parentalité
  • Suivi préventif de gynécologie et suivi de contraception dans le cadre de la physiologie
  • Rééducation du périnée
  • Consultation postnatale
  • Protection Maternelle et Infantile
  • Centre Départemental de Planification et d’Éducation Familiale
  • Échographie et le dépistage anténatal
  • Aide médicale à la procréation

Odontologie

Présentation

Le dentiste est un professionnel de la santé dont la fonction principale consiste à dépister toute déficience des dents, de la bouche, des maxillaires ou des tissus avoisinants. Il travaille en étroite collaboration avec les autres professionnels de la santé : médecins généralistes suivant les patients étant suivis pour des soins dentaires ou médecins spécialistes (chirurgien maxillo-facial, cardiologue, oto-rhino- laryngologiste, etc.).

L’exercice conventionné de chirurgien dentiste (grande majorité des praticiens) permet l’accès aux soins pour le plus grand nombre afin d’améliorer l’état de santé bucco-dentaire de la population. La convention régit les relations entre les professionnels et les caisses de Sécurité sociale, sur la base d’un double engagement : celui des chirurgiens dentistes à l’égard des honoraires demandés aux patients, et celui des caisses pour le remboursement des assurés sociaux.

Comme toute profession de santé, l’exercice de la chirurgie dentaire requiert une relation de confiance entre le praticien (soignant) et le patient (soigné). Cette relation s’appuie sur les capacités du praticien à communiquer, à expliquer ses faits et gestes, à entretenir un climat propice à une qualité de soins. Être capable de rassurer est un élément-clé dans ce domaine, car une partie de la population redoute les soins dentaires en raison des mauvais souvenirs engrangés au cours des multiples expériences, de la peur d’avoir mal depuis l’enfance, etc...

D’autre part, cette profession est d’ordre médical, le chirurgien dentiste étant amené à soigner des patients, à faire de la chirurgie, à établir un bilan médical avant tout soin dentaire. La formation passe donc par l’acquisition de connaissances médicales, indispensables à une prise en charge conforme aux données actuelles de la science.

En outre, le métier de chirurgien dentiste fait appel indéniablement à des capacités manuelles et un désir d’exercice manuel, car il est amené à reconstituer de ses mains des structures dentaires, à manipuler des matériaux, à pratiquer la chirurgie. Certes, disposer de telles capacités est un atout pour la formation, mais celle-ci (notamment par les travaux pratiques, multiples dans les premières années) permet à n’importe quelle personne d’adopter les bons gestes, d’acquérir une habileté manuelle, et donc de pouvoir pratiquer sans problème particulier.

Enfin, être professionnel médical nécessite une remise en question de soi permanente, afin d’être constamment performant dans les soins effectués. Cette remise en question passe notamment par le Développement Professionnel Continu (DPC), réelle formation continue obligatoire, favorisant l’évaluation des pratiques professionnelles, l’apprentissage de nouvelles techniques et l’assimilation de nouvelles connaissances.

Entrée dans les études

La PACES, ou Première Année Commune aux Etudes de Santé, est une première année commune aux études de Médecine, Pharmacie, Chirurgie Dentaire et Maïeutique (Sage-Femme). La particularité de cette année est le concours qui la sanctionne, autorisant un nombre strict d’étudiants à continuer en deuxième année. Ce nombre est appelé “Numerus Clausus”, et est publié chaque année au Journal Officiel de la République Française. Pour l’année 2011-2012, le Numérus Clausus était de 1200 places en chirurgie dentaire.

Le nombre d’inscription en PACES est limité à deux, sauf dérogations. Entre la PACES et la deuxième année, les étudiants doivent effectuer à l’hôpital un stage d’initiation aux soins infirmiers, d’une durée de quatre semaines à temps complet et de manière continue. Ce stage est destiné à les initier aux techniques de soins, à l’hygiène hospitalière et aux gestes de premier secours.

Formation globale

2ème et 3ème années

Les deuxièmes et troisièmes années de chirurgie dentaire sont ce que l’on qualifie d’années “pré-cliniques”. Ainsi, l’emploi du temps des étudiants oscille entre enseignements théoriques (cours magistraux, séminaires, travaux dirigés) et enseignements pratiques (travaux pratiques).

Les enseignements théoriques portent aussi bien sur des matières “fondamentales” (immunologie, histologie, embryogénèse, biochimie...) que “pratiques” (odontologie conservatrice, parodontologie, prothèse, chirurgie...), sans oublier l’anatomie ou les enseignements de “médecine”.

Les enseignements pratiques vont être effectués dans des salles dédiées à cet effet, comprenant parfois des “fantômes” (mannequins permettant de mimer un patient). Les apprentis dentistes pourront alors utiliser l’ensemble des instruments qu’ils utiliseront dans leur métier, afin d’apprendre à les manier. Nous retrouvons donc dès les premières années des études le côté “manuel” et technique du métier de chirurgien dentiste.

À noter que certaines facultés demandent aux étudiants d’acheter tout ou partie de leur matériel de travaux pratiques.

4ème et 5ème années

Les quatrièmes et cinquièmes année de chirurgie dentaire sont ce que l’on qualifie d’années cliniques. Les étudiants sont alors externes des hôpitaux, et sont à ce titre salariés (environ 100 euros par mois en quatrième année et 200 euros en cinquième année). Ils prennent en charge des patients dans les centres de soins dentaires, encadrés par des enseignants hospitalo-universitaires.

À côté de ces stages d’externe, les enseignements à la faculté continuent, la formation n’étant pas pour autant terminée ! Des stages dans les services de médecine doivent également être effectués durant le cycle.

À l’issue de la cinquième année, les étudiants doivent valider le CSCT (Certificat de Synthèse Clinique et Thérapeutique), attestant de leur capacité à gérer des cas cliniques complexes.

Troisième cycle

Troisième cycle court

Le troisième cycle court est constitué d’une seule année, et prépare à l’exercice autonome de la profession. Les étudiants sont encore externes salariés des hôpitaux (environ 250 euros par mois), et abordent à côté des notions de comptabilité ou d’économie de la santé.

Un “stage actif”, d’une durée minimale de 250 heures, doit être effectué chez un chirurgien dentiste qualifié de maître de stage agréé. Ce stage doit permettre à l’étudiant de mettre en application, dans le cadre d’une autonomie contrôlée, les connaissances théoriques, pratiques et cliniques acquises au cours des études.

Troisième cycle long

Le troisième cycle long représente ce que l’on appelle l’internat. Les étudiants sont alors internes salariés de l’hôpital (environ 1200 euros par mois), et y travaillent 10 demies journées par semaine. Afin d’y accéder, il est nécessaire d’être classé en rang utile au concours de l’internat, que l’on peut présenter en cinquième et/ou sixième année (sans dépasser deux présentations).

Trois filières (ou DES - diplômes d’études spécialisées) sont proposées :

  • Orthopédie Dento-Faciale (ODF), 51 places en 2013 : trois années afin de former des spécialistes en ODF, plus communément qualifiées d’orthodontistes
  • Chirurgie Buccale, 16 places en 2013 : d’une durée de quatre années et partagé avec les internes en médecine, ce DES va plus loin qu’apprendre uniquement quelques techniques de chirurgie, puisqu’il comprend tout un volet de formation médicale
  • Médecine Bucco-Dentaire, 35 places en 2013 : d’une durée de trois années, ce DES a pour objectif de former les étudiants à prendre en charge des patients avec des pathologies lourdes et impliquant un accompagnement particulier. 


À la fin du troisième cycle, les étudiants présentent une thèse. La thèse est l’ultime travail d’un étudiant français en chirurgie dentaire. Elle ouvre les portes au Diplôme d’Etat de Docteur en Chirurgie Dentaire, qui est délivré aux étudiants ayant validé les enseignements correspondant aux trois cycles de formation et ayant soutenu leur thèse avec succès. Les étudiants soutiennent leur thèse à compter du deuxième semestre du troisième cycle court ou du troisième semestre du troisième cycle long, et au plus tard à la fin de l’année civile qui suit la validation de ce cycle.

La thèse est un mémoire dactylographié et préparé sous la conduite d’un directeur de thèse. Le sujet de la thèse doit être approuvé par le directeur de l’UFR d’odontologie.


Les étudiants soutiennent devant un jury désigné
 par le président de l’université sur proposition du directeur de l’UFR. Ce jury comprend au moins quatre membres, selon une répartition fixée réglementairement.

L’étudiant ainsi fraîchement diplômé reçoit un certificat d’obtention du diplôme d’état de chirurgien-dentiste qui fait foi auprès des instances professionnelles (Conseil de l’Ordre pour inscription au Tableau, notamment), en attendant le Diplôme en tant que tel.

La poursuite d’étude

Développement professionnel continu

L’exercice de la profession de chirurgien dentiste, comme toutes les professions médicales, nécessite de la part du praticien, une attention toute particulière vis-à-vis des recommandations scientifiques en continuelle actualisation. Et le développement professionnel continu (DPC) répond à ces problématiques.
 La profession fut pionnière dans le domaine de la formation continue, au vu des avancées et des progrès faits dans notre discipline en matière de technologies, de matériaux et de protocoles de soins. Le DPC est obligatoire pour tous les praticiens, et réside dans la réalisation d’un programme dans l’année.

L’obligation de DPC est satisfaite dès lors qu’il participe, au cours de chaque année civile, à un programme de DPC.
 Cette obligation est satisfaite également si le professionnel a obtenu, au cours de l’année civile, un diplôme universitaire évalué favorablement par la commission scientifique de la profession, en tant que programme de DPC. Une attestation est délivrée après chaque participation à un programme, justifiant ainsi sa présence. Cette attestation est également transmise électroniquement au conseil compétent de l’Ordre de la profession.

Si cette obligation de DPC n’est pas respectée, le conseil compétent de l’Ordre contacte le chirurgien-dentiste afin d’évaluer ses motifs de non-participation. Le conseil apprécie alors la nécessité de mettre en place un plan annuel personnalisé de DPC pour le professionnel ayant manqué à ses devoirs. A noter que le contrôle de chaque professionnel, de l’obligation de DPC, est effectué par ce conseil compétent, tous les 5 ans.

Le DPC est régi par l’Organisme de Gestion de Développement Professionnel Continu (OGDPC) ; ce dernier permet de centraliser l’ensemble des structures dispensant des programmes de formation de DPC.

Formation post-universitaire

Diplômes obtenus à l’université (Master / CES / DU) : Des formations sont également dispensées en UFR d’odontologie, pour les professionnels déjà Docteurs en chirurgie dentaire. 
Ces formations telles que les Masters, les Certificats d’Etudes Spécialisées (CES) et les Diplômes universitaires assurent un développement des connaissances du praticien. 
Ces formations, très diverses en fonction des UFR, sont répertoriées, pour chaque campus, dans la partie suivante consacrée au Tour des Facultés.

Vie professionnelle (présentation des différentes façon d'exercer)

La profession dentaire a deux modes d’exercice principaux, l’exercice libérale qui regroupe environ 90% des Chirurgiens dentistes et l’exercice salarié.

En exercice libéral, le dentiste est patron d’entreprise, il doit savoir gérer des employés (assistantes et secrétaires), une patientèle, une comptabilité, des assurances, le cabinet, le renouvellement de stocks de matériels... Autant dire que cela nécessite une organisation rigoureuse et adaptée face à ces contraintes administratives et personnelles. D’où l’importance d’une bonne formation universitaire sur la gestion d’entreprise.

Certaines collectivités créent et subventionnent en partie des maisons pluridisciplinaires de santé, qui regroupent différents corps de santé ; ces dernières participent à l’amélioration du dynamisme médicale de certaines régions.

Le dentiste peut également être salarié, que ça soit dans un cabinet (on parle alors de collaboration ou de remplacement salarié) ou dans un centre mutualiste (structure privée qui gère un groupe de dentiste). Ce statut permet au dentiste de se dédouaner de toutes charges patronales et administratives.

Il existe également des praticiens hospitalo-universitaires qui ont pour fonction principale la formation des étudiants des différentes facultés.

Le dernier mode d’exercice est l’exercice en structure hospitalière : statut de praticien hospitalier. Ces praticiens hospitaliers exercent ainsi dans des centres hospitaliers ou des centres hospitalo-universitaires.

Témoignages

« En PACES, mes désirs d’orientation étaient assez vague. En effet, à ce moment là, ce qui primait avant tout était la réussite de cette année. Malheureusement, c’est qu’une fois le concours en poche que je me suis renseigné sur les différentes filières de santé. C’est dommage, et c’est pourquoi ce guide doit être un véritable outil aux lycéens ou aux étudiants en PACES pour se construire un projet professionnel et connaître à l’avance leur affinité pour les différentes filières.

Mon choix s’est tourné vers le métier de chirurgien dentiste. Tout d’abord pour les conditions d’études, l’esprit concours n’y avait plus sa place, les petites promotions offraient un véritable esprit de groupe et l’exercice clinique précoce était attrayant. Au niveau professionnel, les compétences très larges des chirurgiens dentistes offrent une capacité d’exercice multiple et donc un épanouissement certain pour au moins une des discipline de l’odontologie.

Mais ce n’est pas tout, l’éventail des différentes modalités d’exercice (salarié, libérale, universitaire, hospitaliers, etc.) me rassure pour mon activité de demain. En effet, il est très agréable de pouvoir avoir le choix de son mode d’exercice et de pouvoir en connaître plusieurs durant sa carrière. Je pensais qu’il fallait à tout prix être très habile de ses mains, mais c’est un a priori à bannir. C’est avant tout une profession de santé où la dimension psychologique l’emporte sur le cotés pratique.

Ce n’est que maintenant, en fin de cursus, que je le réalise. Mais je pense que les étudiants qui s’engageront dans cette filière ne font pas un choix restrictif mais au contraire, prennent l’initiative d’une ouverture vers beaucoup de domaines. » 

Pharmacie

En choisissant les études de pharmacie, vous faites le bon choix !

Dans le vaste domaine des sciences, ce sont sans aucun doute les études qui se distinguent le plus par leur aspect pluri-disciplinaire. Tout au long de vos études, vous aborderez de nombreuses sciences appliquées vous permettant de mener au mieux d'arriver au métier de Pharmacien.

Ces études sont composées de deux formations distinctes :

  • La Formation Commune de Base (ou FCB). Elle correspond à ce que tout pharmacien doit savoir, quelque soit sa spécialité ultérieure. Elle est dispensée au cours des premiers et seconds cycles
  • La Formation Optionnelle. Elle permet de se spécialiser dans la discipline de son choix et prépare progressivement à un exercice professionnel particulier à orientation officinale, industrielle, hospitalière ou recherche.

Ces études durent de 6 à 9 ans selon la formation optionnelle choisie.

Le premier cycle

La PACES, le DFGSP2 et le DFGSP3 (respectivement 2ème et 3ème année de pharmacie) forment le 1er cycle des études de Pharmacie. Elles comportent des enseignements de la FCB (Formation Commune de Base) et des enseignements librement choisis dès la deuxième année.

En première année, ne sont dispensés que des cours théoriques et des enseignements dirigés afin de garantir une parfaite objectivité en vue du concours de fin de première année.

La deuxième année comporte un stage officinal d’initiation de six semaines à plein temps qui permet à l'étudiant de prendre contact avec la réalité du métier. Les Travaux Pratiques débutent en début de 2ème année et mettent en application des enseignements suivis en PACES, DFGSP2 et DFGSP3.

Dès la 3ème année, des enseignements coordonnés sont mis en place avec un stage d’application d’une à deux semaines.

Le deuxième cycle

Le DFSAP1 et le DFASP2 (respectivement 4ème et 5ème année de pharmacie) constituent le second cycle et comprennent une partie FCB et une partie spécifique : l’étudiant doit valider deux UE libres, permettant de se spécialiser progressivement, afin de passer en 5ème année. Les enseignements se font principalement sous forme d’enseignements coordonnés accompagnés d’un stage d’une à deux semaines en 4ème année permettant de mettre en application les connaissances théoriques acquises.

C'est en milieu de 4ème année que les étudiants s’orientent soit en filière officine, soit en industrie soit vers l'internat, et commencent alors leurs enseignements spécifiques.

La 5ème année est une année hospitalo-universitaire. L’étudiant est à l’hôpital pour acquérir des compétences de travail en équipe et être en contact avec le malade, le personnel pharmaceutique, le personnel infirmier et les médecins ainsi qu'un savoir-faire pratique et une "culture" hospitalière. Les enseignements spécifiques continuent et en fonction de la filière choisie un stage peut être proposé (industrie).

Schéma études pharmacie

Le troisième cycle

La 6ème année forme le troisième cycle court. Cette 6ème année est dite professionnalisante car l’étudiant réalise un stage pratique de 6 mois. Une thèse doit être soutenue qui conduit au Diplôme d'Etat de Docteur en pharmacie.

Finalement l’étudiant en pharmacie devra valider également : 

  • un stage en pharmacie d'officine de 6 semaines et l’AFGSU (Attestation de formation aux gestes et soins d’urgence) de niveau 1 en 2ème année ; 
  • un stage d’application en pharmacie d'officine de 1 à 2 semaines en 3ème et en 4ème année ;
  • l’AFGSU de niveau 2 en 4ème année ; 
  • un stage professionnel de 6 mois et des enseignements à visée officinale en filière officine ;
  • un stage professionnel de 6 mois en industrie et un master 2 spécialisé professionnel ou de recherche en filière industrie ;
  • le début de son internat pour ceux classés en rang utile au concours en filière Internat.

Poursuite études

  • Internat :

Pour les étudiants ayant choisi la filière internat, le concours a lieu en novembre de la 5ème année pour une prise de fonction en novembre de l’année suivante. Le 3ème cycle long donne lieu à l’obtention d’un Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) après quatre ans de formation (découpés en huit semestres).

Trois filières (DES) sont accessibles par cette voie :

  • la Biologie Médicale,
  • la Pharmacie Hospitalière (option PH-PR et option PIBM),
  • l’Innovation Pharmaceutique et Recherche. 

L’interne est un praticien en formation spécialisée ; c’est-à-dire qu’il est formé à son futur métier par des praticiens (pharmaciens et biologistes "séniors") lors des stages réalisés dans des structures agréées. Il s’agit pour la plupart de stages hospitaliers mais aussi extra-hospitaliers, en fonction de la maquette choisie (formation pratique et lieux de stage).

A la fin de son internat, l’interne doit soutenir un mémoire DES qui tient lieu de thèse d’exercice en vue de l'obtention du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie. En fonction de la carrière souhaitée, l’interne pourra s'orienter vers la recherche (travaux scientifiques, Master 2, thèse d’université). Les maquettes sont plus ou moins libres en fonction de la filière et doivent être cohérentes avec le projet professionnel souhaité ; il est donc important de se renseigner au préalable et d’anticiper.  

Pour en savoir plus sur l’internat : « guide l’interne 2013 » sur www.fnsip.fr

  • Industrie :

L’étudiant orienté dans la filière industrie pourra faire le choix d’une spécialisation en 6ème année. Celle-ci, ajoutée au doctorat en Pharmacie obtenu après le passage de la thèse, permet de bénéficier d’une double formation, appréciable pour les futurs recruteurs auxquels le jeune diplômé aura affaire. Le choix de cette spécialisation dépend donc avant tout du choix d’une orientation, d’un projet professionnel. 

Les différents Masters réalisables en fin de cursus sont multiples et peuvent être suivis au sein de structures publiques (universités) ou privées (écoles de commerce, d’ingénieur). Basés sur des formations intensives :

  • aux affaires réglementaires,
  • à la qualité,
  • la production,
  • la pharmacovigilance,
  • aux essais cliniques,
  • aux fonctions marketing et commerciales...

Ces formations durent le plus souvent 1 an et nécessitent le montage d’un dossier d’admission. Une autre alternative est à prendre en compte, l’intégration du cursus grande école. Ce type d’apprentissage, certes plus long, permet cependant d’acquérir des compétences et une expertise plus grande que par une formation d’un an. La reprise du cursus grande école permet, en général et le plus souvent, d’acquérir des connaissances poussées en ingénierie ou en commerce. Un autre élément déterminant dans le choix d’une formation, réside dans son classement national par rapport aux établissements prodiguant la même instruction. Intégrer une école, une université ou un institut de formation prestigieux sera en effet toujours un plus pour se mettre en valeur.

Les métiers de la pharmacie

Le pharmacien est un professionnel de santé dont les domaines d'exercice sont variés, dans le secteur public comme privé, pour un exercice libéral comme salarié. Il participe à la permanence des soins et à l’éducation thérapeutique et peut exercer dans trois domaines principaux : la pharmacie de ville (appelée aussi officine), l'industrie pharmaceutique (les grands laboratoires et fabricants de dispositifs médicaux) et le milieu hospitalier s'il s'engage dans la filière longue de l'internat en pharmacie (où il peut avoir le titre de pharmacien hospitalier ou de biologiste médical principalement).

Le pharmacien industriel travaille à tous les niveaux de la vie du médicament : de sa conception à sa production, de l’analyse de marché à sa vente, en passant par les processus d'assurance qualité, la distribution, les affaires réglementaires, la pharmacovigilance, etc... L'industrie pharmaceutique est un débouché accessible à la fois aux pharmaciens venant de la filière spécifique "industrie" des études pharmaceutiques et de la filière "internat" (filière dites "longue" avec 4 années d'internat en pharmacie)

Le biologiste médical exerce sa profession soit en ville (exercice libéral ou salarié), soit à l'hôpital (praticien hospitalier) au sein des laboratoires de biologie médicale. Ces laboratoires permettent d'établir près de 70% des diagnostics grâce aux différents prélèvements et techniques d'analyse mises en œuvre.

Le pharmacien hospitalier exerce sa profession à l'hôpital et en structures d'appui à l'exercice hospitalier (les "agences"). Il est responsable de la distribution et du contrôle des médicaments et des dispositifs médicaux à l'hôpital, de la sécurisation du circuit du médicament, de la stérilisation des dispositifs médicaux (instruments de chirurgie), de la préparation des chimiothérapies contre le cancer ou de la nutrition parentérale des enfants et adultes en réanimation.

Le pharmacien industriel issu de la filière internat se forme à l'exercice hospitalier et au sein de l'industrie pharmaceutique pour exercer dans l'industrie pharmaceutique ou dans des agences publiques comme l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des produits de santé) où toute autre structure où il peut mettre à profit sa double culture industrielle et sa connaissance de l'environnement hospitalier.

Le pharmacien d’officine exerce en exercice libéral ou salarié dans les pharmacies que chacun connait. Il est en contact direct avec le patient et l’une de ses missions principales est la dispense de médicaments et de dispositifs médicaux, participant à cet instant à l’accompagnement personnalisé du patient (le conseil pharmaceutique), en relation avec les autres professionnels de santé. Lors de l’acte de délivrance, le pharmacien s’assure de la cohérence des prescriptions en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’interaction médicamenteuse ou d’erreur de posologie. Il a pour rôle d’expliquer son traitement au patient et de vérifier si ce dernier l’a bien compris. Le pharmacien d’officine est amené à développer de nouvelles missions qui font que son métier est en constante évolution.

La pharmacie offre donc un panel d’opportunités professionnelles incroyable pour des métiers en constante évolution.

Médecine

C'est bien connu, les études de médecine sont longues : entre 9 et 11 ans selon les spécialités, voire plus pour certains parcours atypiques ! Cependant, les études de médecine réservent une grande part à la pratique avec de nombreux stages souvent dès la 3ème année et un travail à temps plein pendant l'internat.

Le cursus

Les études de médecine sont découpées en 3 cycles, les deux premiers représentant un cursus plutôt universitaire, le 3ème un cursus hospitalier :

  • 1er cycle ou DFGSM* : il dure 3 ans, de la 1ère à la 3ème année, et englobe donc l'année de PACES. À l'issue, l'étudiant valide un grade licence qui permet éventuellement de se réorienter dans une autre filière universitaire mais ne donne pas de qualification particulière et oblige à poursuivre ses études.
  • 2ème cycle ou DFASM** : correspond à "l'externat" qui dure là aussi 3 ans. L'étudiant alterne à mi-temps les périodes de stage et de cours. Il perçoit une petite rémunération par le CHU.
    La fin du 2ème cycle est marqué par l'ECN (Examen Classant National). Il est passé chaque année par les plus de 8000 étudiants en médecine en fin de 6ème année. Il permet de classer ces étudiants pour le choix de leur future spécialité ainsi que la ville dans laquelle ils poursuivront leurs études.
  • 3ème cycle ou TCEM*** : c'est l'internat, de durée variable selon les spécialités. L'activité est principalement hospitalière, l'étudiant est rémunéré comme un employé par le CHU même s'il reste en formation.

* DFGSM : Diplôme de Formation Général en Sciences Médicales
** DFASM : Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales
*** TCEM : Troisième Cycle des Etudes de Médecine

1er cycle

Il est composé des 3 premières années d'études.

La 1ère année (PACES) ne peut pas en tant que telle être considérée comme une année de formation. En effet, les enseignements sont dispensés et appris par les étudiants dans l'objectif du concours qui entraine un véritable "bachotage" plutôt qu'une véritable acquisition de connaissances. Néanmoins, un certain nombre de notions resteront importantes pour la suite des études.

La 2ème année (DFGSM 2) entame véritablement le programme des études de médecine. Elle a pour but l'apprentissage des notions et du vocabulaire de base qui seront nécessaires à l'étudiant dans la suite de ses études.

La 3ème année (DFGSM 3) a les mêmes objectifs que la 2ème, c'est-à-dire enseigner à l'étudiant les bases nécessaires pour le second cycle des études. Dans beaucoup de facultés, la 3ème année est aussi le début des stages cliniques.

2ème cycle

La deuxième partie des études est ce qu'on appelle plus couramment "l'externat". L'étudiant à un statut particulier "d'étudiant-hospitalier", c'est à dire qu'il est en stage à mi-temps (environ 20h/semaine en moyenne), le reste étant réservé aux cours. Il perçoit à ce titre une modeste rémunération par le CHU.

L'organisation des stages est différente selon les facultés :

-Soit l'étudiant alterne des périodes de stage à temps plein (matin + après-midi) avec des périodes de cours seuls, sans stage,

-Soit l'étudiant est en stage à mi-temps (souvent le matin) en permanence, les cours étant dispensés l'après-midi.

L'externe touche, au titre de ses stages, une rémunération par le CHU (montants bruts) :

  • DFASM 1 : 1536,76€ / an
  • DFASM 2 : 2980,96€ / an
  • DCEM4 : 3330,61€ / an
  • Garde de 12h : 25€

Le 2ème cycle se termine par le redoutable Examen Classant National (ECN) qui classe chaque année les plus de 8000 étudiants en médecine arrivant en fin de 6ème année. C'est suite à ce concours qu'ils choisissent leur spécialité et la ville dans laquelle ils veulent continuer leurs études. Bien entendu, il n'y a pas d'échec à ce concours puisque chaque candidat à une place d'interne, par contre il faut être bien classé si l'on espère avoir accès à une spécialité très demandée par exemple.

3ème cycle

C'est la partie des études correspondant à l'internat. Il dure 3 ans pour la médecine générale, 4 ou 5 ans pour les spécialités médicales et chirurgicales. L'interne a la possibilité par la suite de se sur-spécialiser dans certains domaines bien précis.

Même si l'interne travaille à temps plein, souvent dans un CHU ou un hôpital général, il garde le statut d'étudiant et dispose d'un temps de formation chaque semaine.

Doubles cursus

Les études de médecine permettent d'effectuer des doubles cursus, notamment l'obtention d'un master de recherche.

  • Le master 1 peut être obtenu durant les deux premiers cycle, en suivant des cours parallèlement.
  • Le master 2 peut être obtenu durant le 3ème cycle mais exige de réserver une année d'étude pour un stage en laboratoire et la réalisation d'un mémoire, ce qui allonge la durée de l'internat...

Un master permet par la suite de faire de la recherche durant sa carrière professionnelle.

 

D.E.S : Diplôme d'Études Spécialisées
D.E.S.C : Diplôme d'Études Spécialisées Complémentaires

 

Les filières de la PACES

La PACES permet d'accéder à la deuxième année de différentes filières de santé que sont :

-la médecine,

-la pharmacie,

-l'odontologie,

-la maïeutique (sage-femme).

 

Par ailleurs, certaines universités ayant des partenariats avec des écoles de kinésithérapeute ou d’ergothérapeutes proposent un certain nombre de places pour rentrer dans ces écoles à l’issue du concours de PACES.

-les autres filières

Autres filières

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